Ce soir sur France 3 Abyss, de James Cameron.
Dans un genre souvent considéré comme mineur par les cinéphiles (fantastique, science fiction) Abyss déploie une intrigue remarquable, une aventure humaine époustouflante (ne manquez pas la scène ou Elisabeth Mastrantonio se noie volontairement devant Richard Harris) avant une apothéose en happy end.
Dans le genre, Abyss tutoie le sublime
A ne pas manquer
Un salarié de France Télécom s'est suicidé le 14 juillet à Marseille en mettant en cause, dans une lettre, son travail au sein du groupe et notamment la "surcharge de travail" et le "management par la terreur".
Dans la lettre laissée à sa famille, dont le contenu a été communiqué, selon sa volonté, à ses collègues et aux délégués du personnel, ce fonctionnaire de 51 ans ne laisse place à aucune ambiguïté concernant les motivations de son geste : "Je me suicide à cause de mon travail à France Télécom. C'est la seule cause", écrit-il. Il évoque notamment l'"urgence permanente", la "surcharge de travail" et la "désorganisation totale de l'entreprise". "Cela m'a totalement désorganisé et perturbé. Je suis devenu une épave, il vaut mieux en finir", ajoute-t-il.
La direction, qui confirme le suicide mais ne souhaite pas commenter la lettre, estime pour sa part que "les causes d'un suicide sont toujours multiples". Elle précise que "quelques jours avant le drame, ses collègues et ses responsables avaient remarqué des signes de dépression", et qu'il "avait été pris en charge par les managers, ses collègues et les partenaire sociaux".
Selon Patrick Ackermann (Sud-PTT), depuis février 2008, 18 suicides et 10 tentatives de suicide ont eu lieu à France Télécom, qui emploie 102 254 salariés, dont 70 % de fonctionnaires.
-------------------------------------------------------------------------------------------------------
je compatis, je comprends je souffre pour sa famille.
Et je CHIE sur la machine-à-éviter-le-scandale-et-à-nier-toute-responsabilité, qui s’est déjà mise en marche au sein de cette EX belle entreprise.
Vous ne savez pas à quel point ça me débecquete de voir que cette belle machine va aller jusqu’à lui dénier le sens de sa mort.
Vous ne savez pas à quel point !
Je me souviens d’une lecture à l’école primaire (donc il y a très longtemps !) dans laquelle le personnage cherchait à attraper quelque chose sur le dessus d’une armoire, et malgré tous ses efforts, ne parvenait à toucher l’objet convoité qu’avec ses quatre doigts (sans le pouce) et ne parvenait pas à le saisir pour l’amener à lui. Dans cette position inconfortable, il se mettait à philosopher sur l’avancée décisive qu’introduisait l’apparition du pouce opposable pour notre espèce, pouce grâce auquel la pince préhensive est possible….
(note hors sujet : si quelqu’un sait de quel bouquin ce souvenir est issu, merci de m’en donner la référence, moi j’ai oublié)
Oui à l’époque nos maîtres savaient aborder les cours de « sciences naturelles » par une lecture, évidemment aujourd’hui ce n’est plus possible : la plupart des bambins de CM2 ne savent pas lire.
Aujourd’hui je suis confiné chez moi par une méchante entorse, qui me contraint à claudiquer misérablement sur deux béquilles, de la télé à l’ordinateur, et vice versa.
A cette occasion, après une bonne dizaine de mètres épuisants pour arriver au canapé, je cherche l’instrument magique, j’ai nommé la télécommande, de la main… zut, rien ….
Et puis je l’aperçois posée SUR le téléviseur, c'est-à-dire hors de portée !
D’où deux réflexions :
1) A quand l’évolution darwinienne nous dotera t elle d’une télécommande intégrée, qui, après le pouce opposable, nous ferait faire un bond notable dans l’adaptation au milieu ?
2) Pourquoi mon épouse range-t-elle systématiquement un objet destiné à commander la télé A DISTANCE, au seul endroit où elle est inutile ?
Je décide dans mon fors intérieur de n’examiner que le premier problème ; car la psychologie féminine, c’est trop compliqué .
: ) ; ) : ) : ) : ) : )
La mairie est passée vers chez moi, pour dégager les chemins creux, avec un tracteur qui broie tout ce qu’il rencontre… Il était temps, les ronces gagnaient du terrain et je commençais à voir le moment ou leur hideuse reptation allait finir par m’empêcher de sortir de chez moi. Ce n’est pas faute de leur faire la guerre à coups de sécateur mais la confrontation est déséquilibrée c’est un roncier monstrueux qui occupe plusieurs hectares et fait environ 3 m de haut.
Bref le petit chemin qui tangentait ce roncier était envahi, la mairie l’a rouvert bravo.
Mais en parcourant le chemin restauré, je vois, sur le nouveau bord élargi, au milieu des épines, quelques timides et piteuses feuilles de chêne. Je regarde de plus près et je vois un jeune chêne , tordu, son tronc convulsé sous les lianes des ronces, courbé, plié, rampant a même le sol sous le poids de la plante agressive. Les quelques feuilles que j’avais vues étaient son toupet terminal qui tentait dans un ultime effort d’accéder au ciel. A vue de nez cet arbre souffre en silence depuis 5 ans au moins. Il est en train de mourir de hideuse façon, avec sa couronne d’épines.
Je prends mon sécateur, et je taille, je sectionne je libère, je délivre je désenclave, j’arrache..
A chaque tronçon épineux ôté, je vois les branches soumises se redresser imperceptiblement, ça me donne du courage, je redouble et tout d’un coup, dans un coup de fouet majestueux l’arbre se déploie au dessus des ronces, tel Jacques Mayol prenant une inspiration d’oxygène en revenant du bleu…
Le toupet ondule au pâle soleil breton, le tronc reste tordu certes, mais il est beau , il a une chance maintenant.
Je suis tout griffé, mais content.
Pendant la durée de ma taille furieuse pour sauver un arbre, l’humanité a déboisé plusieurs hectares de forêt.
C’est irrationnel, mais j’ai l’impression d’avoir remporté une victoire.