Etrange …..
Bien sûr il y a eu cette votation suisse pour stopper la construction de minarets, tout en renouvelant le droit de chacun à pratiquer son culte…
Bien sur la gauche a crié au racisme.
Bien sûr la droite s’est prudemment félicitée.
Bien sûr l’extrême droite a pavoisé.
Alors, moi qui ne sait pas trop ce que signifie un minaret, j’ai bêtement tapé dans un moteur de recherche le mot, et je l’ai trouvé dans beaucoup de sites bien sûr. Dont « Wikipedia ».
Et (c’était hier) je suis tombé sur un long article qui, après l’explication étymologique, donne la signification du minaret, pour le croyant, pour le croyant en autre chose, pour le non croyant, pour Mahomet (qui d’ailleurs n’en parle pas, semble t il), et pour les oulémas (en gros les écrit des sages ou les sages eux mêmes, ceux qui font référence morale dans la religion).
Et j’ai donc trouvé que dans les oulémas le minaret est un vecteur de dissémination de la foi musulmane, celui qui arrose le paysage de la toute puissance de Dieu, etc. …
Je le dis avec mes mots, (voir plus loin pourquoi …).
Alors je me dis qu’un missile, c’est aussi un vecteur de dissémination qui arrose le paysage de sa charge utile non ?
Je me dis que les gens qui ont comparé, sur leur tract de propagande, les minarets aux missiles, en un sens (oui, en un sens seulement) faisaient une comparaison pertinente.
Alors je me dis je vais extraire le bout de cet article de Wikipedia qui en parle, histoire de lancer le débat .
Je retourne aujourd’hui sur le site, et je ne trouve plus que « élément architectural d’une mosquée ».
Exit la (longue) explication intéressante sur le minaret comme vecteur de dissémination d’une foi particulière.
Et je me demande pourquoi.
Alors je cherche ailleurs, et , à part quelques forums imbéciles ou des crétins musulmans s’opposent, force insultes à l’appui, à des crétins un poil fascisants (oui, il y a des crétins partout) et bien je ne trouve plus rien.
Alors je pense aussi que « ya un truc pas clair derrière tout ça ». Et finalement, je repars de ce débat avec toujours le même sentiment de malaise quand je ne trouve aucun interlocuteur crédible pour me parler de l’islam, de manière dépassionnée, et répondre à mes questions sans détour ni phraséologie-savonette.
Dommage .
N’avez-vous jamais remarqué que, depuis que le Téléthon existe, chaque année, 15 jours avant, bizarrement, un « mini scandale » ou une « mini polémique » apparaît comme par enchantement ?
Et oui tout ça n’est bêtement qu’un question d’audience. TF1 n’a jamais digéré que ce soir là, chaque année, son concurrent lui ravisse la ménagère de moins de 50 ans, et donc que ce soir là, la chaîne en soit réduite à solder des créneaux publicitaires que, de toute façons, personne de regarde.
Alors tout est bon. Dans une première période, avant que TF1 ne mise tout sur le Sida, chaque année, fin novembre, ils tentaient une « grande soirée de solidarité avec ..(*)… »
(*) > Pouvant être les orphelins thaïlandais, les femmes du sahel, les tétraplégiques argentins, les baleines à bosses du Grœnland ou les transsexuels chômeurs de Mandchourie.
Puis le staff a choisi le Sida, et le Sidaction. « T’inquiètes pas coco, ça va marcher ça ; le Sida va niquer les myopathes, c’est gagné d’avance ».
Mais ça ne décolle pas…. Alors, il faut bien donner un petit coup de pouce… et ces dernières années, on a opportunément susurré, en fin novembre, des « scandales à l’A.F.M. » ou des indignations Bergéiennes… Bah l’année prochaine ils nous sortiront autre chose. C’est ça qui est bien avec TF1 ; c’est varié.
Par forcément le meilleur, pas forcément le plus beau ou le plus intelligent. Simplement un homme. Il travailla successivement dans l’armée de l’air, puis pour l’administration. Parallèlement, il eu quatre enfants, dont une fille gravement handicapée. Sa vie, dès lors, ne fut pas forcément très rigolote. Absence de conseils médicaux, absence de soutien familial, absence de structures d’aide, absence d’avenir, absence d’espoir. Puis l’absence de ses trois autres enfants, partis bien naturellement voler de leurs propres ailes. Puis l’absence de son épouse, rattrapée par la maladie.
Malgré sa solitude, jusqu’au bout, il s‘est occupé de sa fille handicapée.
Humble et modeste, il n’était pas riche, mais, du mieux qu’il le pouvait, il a tenté, jour après jour et jusqu'à son dernier souffle, sans jamais faillir, de la protéger. Il a ainsi préparé ses obsèques, confiant à son autre fille, elle même malentendante, le soin de les organiser, et rédigeant son testament, toujours confié a cette fille. Par ce document il tentait aussi de mettre son enfant handicapé, incapable de se défendre, à l’abri de la férocité indifférente du reste de ses concitoyens.
Puis il a disparu, c’était écrit.
Ses enfants sont venus, des recoins éloignés du pays. Parmi eux, un aîné, rebelle politique d’opérette et sûr de lui, devenu instituteur pour pouvoir crier sur des élèves qui ne pouvaient lui répondre, plein de certitudes sur les bourgeois l’armée la police la justice, donc « de gauche ». Impécunieux, sans le sou, et ayant développé au plus haut point la technique du parasitisme quotidien sur son entourage, on pouvait penser, néanmoins, que sa posture d’aîné le rendrait responsable du respect des dernières volonté de son père.
Las, outre le parasitisme quotidien qu’il a continué d’amener avec lui pendant ces quelques jours, il n’a pas eu la décence de respecter les volontés de son père, pas encore refroidi, et, attiré par le miroir aux alouettes de sa part du magot, n’a pas hésité à tenter d’influer sur la succession pour spolier sa sœur handicapée.
Face à ce hâbleur au verbe fort et aux postures mussoliniennes, un frère timoré, vaguement intéressé par le pognon, mais surtout faible, fermait sa gueule. Une sœur malentendante, ne comprenant pas tout ce qui se disait, fatiguée et émue par les évènements dont une grande part a été assumée par elle seule. Je l’assistais comme je pouvais, lui traduisant ensuite ce qui se disait, par exemple en LSF.
J’ai eu des mots avec ce tyran d’opérette, je l’ai fait reculer, physiquement comme moralement, quand j’ai compris ou il voulait en venir. C’était mon devoir moral de tenter de respecter un mort, mon beau père, et de tenter de protéger sa fille handicapée.
Au moment ou j’écris ces lignes, j’ignore si le vautour aura son repas, mais s’il l’obtient, je le connais, il s’étouffera avec, il le convertira plutôt en boisson anisée qu’en bons du trésor.
Et il sera seul.
Finalement, son père lui aura légué sa solitude.
Tout est bien.
Sainte Marie du pot de Vin, tout est encore possible, 1 – 0 ça se remonte ! Faites que les irlandais, dans leur aveuglement a suivre les valeurs vérolées du ballon rond, en oubliant leurs valeurs de combat et d’honneur, taillent une magistrale croupière, mercredi soir, à nos stars trottinantes et milliardaires.
Evite nous la suprême humiliation d’aller souiller nos maillots (j’ai pas dit mouiller : avant qu’un footballeur mouille son maillot, il reste de beaux jours devant nous. Ou alors, mouiller de peur que son adversaire le griffe, de ses ongles manucurés, peut être …) en souillant en retour le pays des springboks.
Sauve notre belle jeunesse.
On se motive on y croit.
Sainte Marie du Pot de Vin
Faites que ce soir l’équipe de spectacle de football d’Irlande écrase l’équipe de milliardaires de football de France, par 6 ou 7 à zéro au moins, et que ils ne puissent pas se rattraper au match retour, parce que leurs dirigeants n’auront pas réunis assez d’argent en liquide pour acheter le match retour, et que donc notre pays soit délivré de la honte de participer à la coupe du monde du fricball.
Ainsi notre pays sera délivré d’un fléau médiatique qui tente de détourner nos sportifs et notre jeunesse des valeurs sportives en leur proposant une activité vaguement physique valorisant la tricherie, la lâcheté, la paresse, la frime et l’amour de l’argent, et qui détourne les spectateurs du soutien sportif d’une équipe en valorisant l’esprit de meute, de lâcheté, de ratonnade-contre-celui-qui-est-forcément-un-méchant-car-il-est-de-l-autre-camp.
Ramène ces brebis égarées a des valeurs sportives (en le pratiquant ou en le supportant) telles que celles du hand-ball, du rugby, du hockey sur glace, du volley-ball, du judo, du basket, ou tout autre vrai sport et ils sont nombreux.
Délivre nous du foot.
Amen
Très grand match des bleus hier soir contre une des meilleures équipes du monde. Les springboks ont proposé un jeu rude, mais sans trop d’imagination. Le défi a été relevé par notre paquet d’avants, et les jeunes lignes arrière ont pu montrer de belles choses, promesse d’avenir.
Certes tout n’est pas parfait (touches, finition, etc...) mais voilà qui relance l’équipe de France dans la course dans le peloton de têtes des nations rugbystiques.
trouvé dans « le monde » :
------------------------------------------------Les "valeurs" canadiennes au menu d'un guide pour immigrants
Les candidats à la citoyenneté canadienne sont désormais informés que les "pratiques culturelles barbares" n'ont pas droit de cité au Canada. La nouvelle version du guide « Découvrir le Canada : les droits et responsabilités liés à la citoyenneté », rendue publique jeudi 12 novembre, sera remise aux résidents permanents qui, pour obtenir la citoyenneté, doivent passer un test de connaissances de base sur l'histoire, la géographie et les valeurs du Canada. Dans un chapitre nouveau, on peut lire que "l'ouverture et la générosité du Canada excluent les pratiques culturelles barbares qui tolèrent la violence conjugale, les meurtres d'honneur, la mutilation sexuelle des femmes ou d'autres actes de violence fondés sur le sexe".
------------------------------------------------
On ne peut qu’être d’accord ! Mais ceci veut il dire que les résidents canadiens, non demandeurs de la citoyenneté canadienne, sont d’avance absous de l’usage de ces pratiques barbares ?
Quoiqu’il en soit, voilà une piste qui, plutôt que de fumeux discours sur ce qu’est « être français » pourrait inspirer certains de nos ministres.
Depuis quelque temps, je constate une réelle dégradation dans un service EX public, j’ai nommé feu les PTT.
Sur les quelques lignes téléphoniques qui me servent, à gérer, soit mes affaires personnelles, soit mes affaires professionnelles, des messageries sont installées.
« je suis pas là, blablabla, laissez moi un message, blablabla »
Et donc, mes interlocuteurs, puisqu’ils y sont invités, laissent des messages …
Messages qui me sont délivrés sur mes différents téléphones, par l’EX service public … avec des retards du 15 jours – 3 semaines.
Aujourd’hui 9 NOVEMBRE j’ai pris connaissance des messages :
è de mon fils expatrié, du 24 octobre me demandant de l’argent pour passer la fin du mois.
è d’un fournisseur qui veut que je le rappelle avant la fin du mois (d’octobre) pour un litige facture
è d’un artisan qui me dit qu’il passera chez moi pour des travaux le lundi 2 novembre
è de ce même artisan qui a trouvé porte close et deux chiens féroces le lundi 2 novembre, et me dit d’un ton poli, mais agacé, qu’il passera « quand il aura le temps »
è et de divers autres interlocuteurs tous voulant que je les rappelle vite
Bref : Orange, ou France Télécom, ou tout autre sigle employé pour brouiller les cartes de l’EX service public , ne me rend pas le service que je paye (je ne suis plus un usager, mais un client).
Et puis j’ai réfléchi. (Ça m’arrive)
Et j’ai pensé aux non-republications de postes vacants chez Orange, ou France Télécom, ou tout autre sigle employé pour brouiller les cartes de l’EX service public, j’ai pensé aux arrêts de travail pour dépression des agents de Orange, ou France Télécom, ou tout autre sigle employé pour brouiller les cartes de l’EX service public ; j’ai pensé aux suicides des agents de Orange, ou France Télécom, ou tout autre sigle employé pour brouiller les cartes de l’EX service public. J’ai pensé aux factures qui merdent, à leurs centres d’appels ou personne ne réponds jamais à nos questions, mais veut à tout prix nous caser une option totalement inutile à seulement 3 euros par mois, chez Orange, ou France Télécom, ou tout autre sigle employé pour brouiller les cartes de l’EX service public.
Et je me suis dit, à force de supprimer des postes, de ne pas remplacer un suicide sur deux, de sous traiter a des agences d’intérim négrières employant des esclaves payés à coups de bâtons, à force de percer des trous dans le tissu de l’EX service public, il était normal que ça finisse par craquer. Et bien oui, dans le silence assourdissant de mon répondeur qui ne me délivre PLUS mes messages a temps j’entends ces craquements.
Pour paraphraser Vialatte : « Et c’est ainsi que Friedman est petit »
Pauvre monde
Serons nous les maçons du XXI° siècle ?
-Texte de Fred Vargas-
Nous y voilà, nous y sommes. Depuis cinquante ans que cette tourmente
menace dans les hauts-fourneaux de l'incurie de
l'humanité, nous y sommes.
Dans le mur, au bord du gouffre, comme seul l'homme sait le faire avec
brio, qui ne perçoit la réalité que lorsqu'elle
lui fait mal. Telle notre bonne vieille cigale à qui nous prêtons nos
qualités d'insouciance.
Nous avons chanté, dansé.
Quand je dis « nous », entendons un quart de l'humanité tandis que le
reste était à la peine.
Nous
avons construit la vie meilleure, nous avons jeté nos pesticides à
l'eau, nos fumées dans l'air, nous avons conduit trois voitures, nous
avons vidé les mines, nous avons mangé des fraises du bout monde, nous
avons voyagé en tous sens, nous avons éclairé les nuits, nous avons
chaussé des tennis qui clignotent quand on marche, nous avons grossi,
nous avons mouillé le désert, acidifié la pluie, créé des clones,
franchement on peut dire qu'on s'est bien amusés.
On
a réussi des trucs carrément épatants, très difficiles, comme faire
fondre la banquise, glisser des bestioles génétiquement modifiées sous
la terre, déplacer le Gulf Stream, détruire un tiers des espèces
vivantes, faire péter l'atome, enfoncer des déchets radioactifs dans le
sol, ni vu ni connu.
Franchement on s'est marrés.
Franchement on a bien profité.
Et on aimerait bien continuer, tant il va de soi qu'il est plus rigolo
de sauter dans un avion avec des tennis
lumineuses que de biner des pommes de terre.
Certes.
Mais nous y sommes.
A la Troisième Révolution.
Qui a ceci de très différent des deux premières (la Révolution
néolithique et la Révolution industrielle, pour
mémoire) qu'on ne l'a pas choisie.
« On est obligés de la faire, la Troisième Révolution ? » demanderont
quelques esprits réticents et
chagrins.
Oui.
On n'a pas le choix, elle a déjà commencé, elle ne nous a pas demandé
notre avis.
C'est la mère Nature qui l'a décidé, après nous avoir aimablement
laissés jouer avec elle depuis des
décennies.
La mère Nature, épuisée, souillée, exsangue, nous ferme les robinets.
De pétrole, de gaz, d'uranium, d'air, d'eau.
Son ultimatum est clair et sans pitié :
Sauvez-moi, ou crevez avec moi (à l'exception des fourmis et des
araignées qui nous survivront, car très résistantes,
et d'ailleurs peu portées sur la danse).
Sauvez-moi, ou crevez avec moi.
Evidemment, dit comme ça, on comprend qu'on n'a pas le choix, on
s'exécute illico et, même, si on a le temps, on
s'excuse, affolés et honteux.
D'aucuns, un brin rêveurs, tentent d'obtenir un délai, de s'amuser
encore avec la croissance.
Peine perdue.
Il y a du boulot, plus que l'humanité n'en eut jamais.
Nettoyer
le ciel, laver l'eau, décrasser la terre, abandonner sa voiture, figer
le nucléaire, ramasser les ours blancs, éteindre en partant, veiller à
la paix, contenir l'avidité, trouver des fraises à côté de chez soi, ne
pas sortir la nuit pour les cueillir toutes, en laisser au voisin,
relancer la marine à voile, laisser le charbon là où il est,
(attention, ne nous laissons pas tenter, laissons ce charbon
tranquille) récupérer le crottin, pisser dans les champs (pour le
phosphore, on n'en a plus, on a tout pris dans les mines, on s'est
quand même bien marrés).
S'efforcer. Réfléchir, même.
Et, sans vouloir offenser avec un terme tombé en désuétude, être solidaire.
Avec le voisin, avec l'Europe, avec le monde.
Colossal programme que celui de la Troisième Révolution.
Pas d'échappatoire, allons-y.
Encore qu'il faut noter que récupérer du crottin, et tous ceux qui l'ont
fait le savent, est une activité foncièrement
satisfaisante.
Qui n'empêche en rien de danser le soir venu, ce n'est pas incompatible.
A condition que la paix soit là, à condition que nous contenions le
retour de la barbarie, une autre des grandes
spécialités de l'homme, sa plus aboutie peut être.
A ce prix, nous réussirons la Troisième révolution.
A ce prix nous danserons, autrement sans doute, mais nous danserons encore.
Fred Vargas
Archéologue et écrivain
Dans un débat internetique avec des perdreaux de l’année sur « la liberté d’expression », quelques rebelles à casquette à l’envers se sont crus autorisés à comparer les refrains soigneusement aseptisés qu’on leur assène sur des radios qui sont tout, sauf libres, et qui vantent le fait de tuer des keufs dans un fantasme microrévolutionnaire de pathétique gosse trop choyé, au marché de Brive la gaillarde, de feu Georges Brassens, alors hein yo pourquoi lui il a le droit et pas nous les djeuns ?
Je ne me suis pas senti le droit de réveiller Georges de son repos bien mérité, pour illustrer la comparaison, car son testament était suffisamment clair .
Le voici, et garde a vous, jeunes cons, s’il vous reste un neurone, comprenez.