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Mes deux chiens, attentifs, me regardent. Ils ne comprennent pas. Je leur souris, mais le cœur n’y est pas. Ils le savent. Ils patienteront. Ils attendront le temps qu’il faudra que leur maître se rebalade avec eux dans la foret, je sais que je peux compter sur eux. Un jour, bientôt, on ira marcher.
Quand j’écrivais la note précédente, j’ignorais qu’une semaine plus tard, une camionnette folle écraserait celle de mon frère.
Et le tuerai.
C’est douloureux.
Saleté de vie
Toujours un effet collatéral de l’entorse, je stagne devant la télévision.
Cet après-midi., un remarquable documentaire permettant de suivre « pas à pas » le calvaire d’une famille dont la mère a été renversée, je dirais plutôt massacrée, écrabouillée, par un chauffard qui a pris la fuite.
Tout commence avec le SAMU, en direct au moment de l’accident, les pompiers, les policiers, la famille paniquée, la dame en coma profond.
Contre toute attente, y compris des médecins, elle survit.
S’ensuit alors un long chemin de croix pour elle : opérations, kiné, ergothérapie, orthophonie, et la réappropriation de son passé, car les séquelles au cerveau et à la mémoire font peine à voir (chapeau à l’équipe médicale).
En aparté : il est du dernier chic, dans le moindre des blogs, de lire sans arrêt des « j’ai honte d’être français » pour tout et pour rien.
Et bien quand je vois la mobilisation médicale (et financière !) autour de cette femme j’avoue, je suis fier d’être français, et pas américain – fin de l’aparté.
La police, parallèlement, mène une excellente enquête et finit par confondre le minable, le lâche, le sous-homme qui a juste trouvé la ressource morale de déclarer sa voiture volée pour masquer son crime.
On voit, pas à pas, le retour vers la vie de cette femme pugnace, et les cicatrices insidieuses que cette épreuve va laisser dans la famille courageuse.
On se révolte (j’ai honte d’être français ? oui un peu sur le coup) quand on voit la manière tout simplement MALPOLIE dont la justice balaie l’affaire, sans égard pour la, et les, victime(s).
On est ébahi de la peine symbolique « offerte » (il n’y a pas d’autre mot) au chauffard.
Enfin, le reportage (durée réelle 4 ans) se termine sur la vision d’un couple qui a vieilli de 30 ans d’un coup. On a l’impression que c’est la « justice » qui a donné le coup de grâce. Qui leur a volé le reste de leur vie.
Excellent et émouvant reportage.
Mais je me suis fait une réflexion : pour que ce reportage existe il faut nécessairement qu’ils aient filmé des gens depuis le début (arrivée du SAMU etc...) : des personnes dont on ne sait pas si elles vont survivre.
Donc ils en ont filmé plein, et ils ont gardé celle qui a survécu.
Ce soir mes pensées vont aux autres, ceux pour lesquels, devant un encéphalogramme plat, les cameramen ont arrêté leur engin parce que « non, coco, c’est pas bon pour nous il est mort, allez on va en chercher un autre »
Ainsi donc les bobos caviars parisiens veulent faire des « primaires » pour désigner, entre eux, le super bobo qui portera haut les couleurs et les valeurs d’un parti moribond, niaiseux et en pleine débandade.
Je reconnais qu’il faut un sacré courage pour postuler à un tel poste.
Ce n’est pas (mais alors pas du tout !) ce que les citoyens attendent…
La perspective de voir un redoublement de la France sous la férule éclairée d’un proto dictateur constitué d’un mètre et demie de haine doctrinaire du monde du travail, plus 22 cm de talonnettes, se rapproche à grand pas .
Pourtant quelqu’un m’a dit qu’il nous aimait encore…
Ca y est les touristes repartent, les poumons pleins d’iode, les oreilles pleine de binious, l’estomac plein de crêpes au chouchenn, et les valises pleines de pulls rayés qui dormiront toute l’année dans l’armoire.
OUF
Dès que mon entorse ira mieux je pourrai de nouveau aller balader mes chiens sur la plage.
Mais il faut bien dire que, avec le départ des touristes, le crachin « standard » est revenu.
C’est bien foutu quand même : les deux mois et demi (deux mois trois quarts pour les années fastes) ou il ne pleut pas ici, dans cette région désespérante, sont ceux pendant lesquels les hordes congéspayesques déferlent.
Du coup, tout le reste de l’année, lors de dîner en ville, les migrateurs saisonniers pourront, d’un ton docte, limite explorateur, assurer à leurs amis citadins : « c’est très exagéré ce qu’on raconte sur le climat breton : nous on n’y était en juillet /août il n’a presque pas plu ! Certaines fois on a eu jusqu’à 24° sous la tente !! »
Résumons : pour avoir le droit de voir la mer qui est à 5 km de chez moi, je suis obligé, soit de prendre la pluie, soit de faire la queue.
Super.
Une de ces petites séquences rapides, intercalées à la publicité, que l’on regarde d’un œil distrait entre la fin des informations et le début du film.
Dans une de celles-ci donc, un petit film est censé montrer « la diversité culturelle » ; on y voit une dame, d’origine corse, se baladant dans un vieux quartier de Marseille, elle rentre dans un logement occupé par un homme égyptien (selon ce qu’il dit de lui-même dans le film) et elle lui révèle une recette de beignets de fromages traditionnels….
Tout ça sent bon le soleil, la méditerranée, terre de mixité et de mélanges sans égal de cultures ancestrales.
L’homme goûte les beignets, et pour tout commentaire dit :
« delicious » (en anglais)
Mais bon sang quel âne !!!
Par ce simple mot, voulant faire intelligent, il sort un mot anglais totalement hors de contexte, et montre ainsi la platitude uniformisation culturelle qui nous ronge.
Il aurait dit :
Deliziosu (en corse)
Délicieux (en français)
Deliciouso (en provençal)
Lthyth (arabe)
On aurait continué de rêver …
J’apprends au hasard du surf sur la grande toile que « Tintin au Congo » est absent des rayons de la bibliothèque de Brooklyn, confiné dans une pièce nommé « l’enfer » avec les ouvrages malséants, obscènes ou dangereux.
Pour pouvoir le consulter, il faut montrer patte blanche, donner une raison, et prendre rendrez vous ….
« Mein Kampf », lui, reste en accès libre.
Si je ne me suis pas trompé, ça doit vouloir dire « j’aime bien les allemands ».
C’est la réflexion que je me faisais en regardant la retransmission des superbes championnats du monde d’athlétisme de Berlin .
Organisation sans faille, public bon enfant, chaleureux et positif. Fier d’être allemand mais pas chauvin.
Une réalisation télévisuelle de toute beauté, alternant avec intelligence les plans rapprochés, les ralentis, voire les juxtapositions d’images quand les évènements se bousculaient. Les reportages sur Berlin étaient aussi très sympas.
Rien à voir avec les minabletés télévisuelles anglaises soulignant avec une absence de fair-play absolument obscène les exploits de leurs compatriotes, et avec une perfidie visqueuse tout ce qui peut abaisser ceux qui ne sont « pas anglais », histoire d’entretenir la supériorité supposée (par eux) de la race anglaise.
On peut enfin, en toute objectivité, s’émouvoir de la joie d’un jamaïcain ou admirer un kenyan, un canadien, un américain dans leurs efforts sportifs.
Bravo aux allemands qui ont montré au monde tant par leur public splendide que par leurs professionnels de l’audiovisuel, qu’ils sont beaux, que la terre est belle (en tout cas de ce coté ci de la manche).
(edit : j’avis mis ici une video Youtube de Usain Bolt et de sa joie après sa prouesse, mais bien sûr la World Company a décidé que l’on n’avait pas le droit de se réjouir avec lui.
A moins de payer : que la World Company crève !!!)
E = ½*[m*V²]
est une formule bien connue en physique élémentaire ; elle décrit l’énergie emmagasinée par une masse m, dès lors qu’elle se déplace à la vitesse V. Ca s’appelle l’énergie cinétique.
Retenons simplement que l’énergie est proportionnelle au CARRE de la vitesse.
Or, sur la route, ce qui fait la dangerosité de tel ou tel chauffard, n’est pas directement la vitesse, mais l’énergie qu’il trimballe, énergie qui va se libérer brutalement quand il va rentrer dans une autre voiture, par exemple.
Il serait donc assez logique de remplacer les « dépassements de vitesse » par des « dépassements d’énergie » ce qui correspondrait mieux à la réalité de la dangerosité de tel ou tel véhicule.
En ce qui concerne la masse m, nos pouvoirs publics, dans leur sagesse sans fond, ont déjà légiféré avec une profusion très républicaine, limitant le poids de tel ou tel véhicule en fonction de son usage .
Par contre pour la vitesse V, ils ont insatisfait tout le monde par l’approche choisie.
La progressivité de l’amende et de la perte des points n’est pas proportionnelle au carré de la vitesse, mais c’est une espèce de côte mal taillée par des bureaucrates, qui fait râler ( à mon avis à juste titre) un pauvre automobiliste qui aura eu la malchance de passer à 52 km/h devant le radar des gendarmes, au moment ou ils ressortent du restaurant d’un village calme, et qui fera aussi râler (à mon avis a juste titre aussi) les associations de protection de piétons, indignés de la petitesse d’une amende infligée à un chauffard qui passe à 150 km/h devant une école.
Je propose donc, tout simplement, que l’amende soit strictement proportionnelle au CARRE du dépassement de vitesse autorisée.
Exemple :
On est pris à 51 km/h au lieu de 50, ou a 111 au lieu de 110 ou 131 au lieu de 130.
OK ce n’est pas bien !!! On mérite un rappel à l’ordre, par le biais d’une amende symbolique, saine éducativement, qui ravivera notre vigilance citoyenne, sans pour autant nous mettre au pilori des assassins de la route.
On a dépassé de UN km/h on paye 1² euro = 1 euro.
Très symbolique en effet, juste agaçant comme il le faut, non pénalisant autrement, ça fait ch*** il faut renvoyer l’amende, payer etc. ….
Mais ….
On est pris à 52 km/h au lieu de 50, ou a 112 au lieu de 110 ou 132 au lieu de 130.
2²= 4 euros, encore tolérable, mais bon …
On est pris à 60 km/h au lieu de 50, ou a 120 au lieu de 110 ou 140 au lieu de 130.
10²= 100 euros … aie aie aie … on n’a pas envie de recommencer !!!
Quant au chauffard pris à 150 km/h au lieu de 50, ou a 210 au lieu de 110 ou 230 au lieu de 130.
100² = 10 000 euros là ça va le calmer !!!! (Indépendamment d’autres mesures comme suspension permis, etc. …)
Bref c’est une idée.
Et comme notre bon gouvernement pleure misère et n’arrive même plus a assurer financièrement les services publics, je la lui OFFRE.
Je viens de terminer « 6 pieds sous terre. »
Je suis vraiment remué.
Quelle classe dans le scénario, dans la performance époustouflante des acteurs, dans la subtilité et la profondeur des caractères !
Les américains savent AUSSI faire des merveilles.